blog de François Coupry

Mes dernières Vilaines Pensées

Vilaines Pensées 201 : Les vertiges de la génétique

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John F. Norman, à Baltimore, mâle officiellement reconnu comme tel, accoucha. C’est aujourd’hui considéré comme banal, normal. Mais, en ce monde de la communication, beaucoup de citoyens humains ignoreront jusqu’en 2029 que certains porteurs de pénis pouvaient également posséder un utérus, et ce qu’il faut en leur ventre pour créer un bébé : les traditions, la paresse des idées toutes faites, et les sympathiques revendications féministes prônant leur identité, leur originalité, retardèrent longtemps la divulgation de cette révolutionnaire réalité. Donc, John F. Norman accoucha, et nul docteur averti n’y remarqua une quelconque étrangeté. Toutefois, l’extraordinaire d’un phénomène jusqu’ici inconnu secoua le monde scientifique : il accoucha de sa propre mère ! Ce qui bouscula davantage les...

Vilaines Pensées 200 : A quoi sert un Clavecin ?

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Je suis surpris que FC, en ses Pensées fort vilaines, n’utilise pas davantage Clavecin, le petit-fils de M. Piano, qui prend pour modèle de vie non point des acteurs de chair et d’os comme nous mais des personnages de dessins animés. FC n’évoque que le minimum de ses transformations possibles, en Dragon trop souvent, ce qui est amusant mais un peu court. Pourtant, ce Clavecin, aussi imaginaire que nous, a bien d’autres cordes en son arc, en son art. Il use, plus souvent qu’une tête de Dragon, d’autres images plus quotidiennes, plus terribles : il devient sans cesse chat, bison, rat, mouette, anguille, selon ses fantaisies, ses sentiments. Mais surtout, tel donc tout personnage de dessins animés, il possède cette qualité magnifique de toujours trouver dans ses poches ce dont il a besoin :...

Vilaines Pensées 199 : Et Dieu, dans tout ça ?

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Samedi après samedi, comme pour un déjeuner de famille, nous avons marché avec nos gilets assez laids à Paris, en province, nous avions peur de mourir si cette habitude cessait, et nous étions vieux, bien vieux. Les confrontations avec la police, exister dangereusement, l’exaltation, les cris nous rajeunissaient, nous revivions notre jeunesse dans les années 1965-1975, mais ce n’était plus du tout la même histoire. Autrefois, nous manifestions avec nos cheveux longs pour créer une société révolutionnaire, belle, vibrante, inventive, au delà des réalités, tandis qu’aujourd’hui, avec nos barbes blanches, nos crânes décatis, nous hurlons contre les lourds impôts et nos incessants soucis d’argent. Et quand ces marches actuelles nous entraînaient vers nos souvenirs d’antan, elles réanimaient...

Vilaines Pensées 198 : Piano super-comique ?

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Le samedi où M. Piano mit un gilet jaune, un gilet avec des boutons d’or, Mme Piano pleurait telle une héroïne antique, persuadée que son époux allait à la mort. Elle ne put le retenir, Piano défila vers l’Arc de Triomphe, au milieu des gaz lacrymogènes, des vitrines brisées, brandissant une pancarte où s’inscrivaient ses revendications les plus sincères : « Je veux que les simplifications, les lieux communs ressassés par des journalistes qui croient tout savoir des sciences économiques et politiques, soient interdits sur les chaînes de télévision ; « je veux que l’édition d’une littérature et d’une poésie banales, popularisées et formatées, soit prohibée, et qu’uniquement les inventions, l’originalité, le génie, soient autorisées, sans aucun souci de compétition ou de résultats immédiats...

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