blog de François Coupry

Vilaines penséesActualités, fables, paradoxes et confidences

Vilaines Pensées 226 : Encore des faits faux, ou d’autres trop vrais

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Oui, j’ai parcouru le temps avec le chien Tengo-san, et très souvent j’ai remarqué qu’il me parlait, et je ne l’entendais pas. Mais, je continue à vous l’affirmer, rien, ou si peu, de ce que j’ai vécu dans votre passé, votre présent ou votre futur, ne correspond avec ce que racontent vos historiens. Par exemple, on prétend qu’en 2099 après Jésus-Christ, au début de l’ère Ho, le fameux Pao Dao, célèbre pour son art des cuissons loin du feu, tua son épouse : inexact. Elle est morte des années plus tard, j’y étais, c’est moi qui l’ai rendue malade. Les annales cosmiques prétendent qu’en 2152 il n’y avait plus aucun être humain sur votre planète : inexact. J’y croisai encore quelques écologistes perplexes. On prétend au Moyen-Orient qu’en 1483 après l’Hégire les ordinateurs et le numérique...

Vilaines Pensées 225 : Paroles de Tengo-san (2)

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Donc, moi, Tengo-san, chien bien dissemblable d’un penseur à deux pattes, je (rabâche ?) (remâche ?) (rumine ?), dans les incertitudes des mots de ma communication, les similitudes et surtout les différences entre les animaux et les humains, espèces vivantes si proches pourtant. J’ose dire qu’en plus d’une opposition dans le sentiment du temps, la grande différence c’est notre réussite. Quand nous (entretenons ?) (entreprenons ?) une action, nous la réussissons, nous ne nous trompons jamais de proie, de terrain, ou si peu. Mais depuis l’apparition de la lourdeur humaine, dont nous savons pas calculer la date, on peut dire que cette race prétentieuse s’est trompée sans cesse, dans ses normes morales, dans l’art des constructions, dans ses calculs physiques et mathématiques, dans sa...

Vilaines Pensées 224 : Paroles de Tengo-san (1)

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Donc, moi, Tengo-san, si le moi d’un chien est pareil à celui d’un humain, j’accompagne mon serviteur à deux pattes, depuis ce qu’il nomme une éternité, sur cette Terre. Même quand j’hésite souvent entre certains mots, je peux maladroitement communiquer avec cette race qui se croit la seule à penser. Mais le moi d’un chien est différent de celui d’un humain. J’ai entendu dire qu’un humain avait été (considéré ?) (consacré ?) comme malade, car après chaque battement de cils il voyait un autre paysage. On l’enferma chez les fous, paraît-il. L’humain veut une cohérence sans faille, il organise les choses en un avant, un pendant et un après, mots étranges, et il supporte mal qu’un pont change de place par rapport à la rivière, il lui faut une logique continue. Nous les chiens, au contraire...

Vilaines Pensées 223 : Un destin merveilleux

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Le beau matin où Lord Aux sortit du ventre de sa duchesse de mère, il se lava, négligeant les nurses, enfila son costume moelleux de bébé, il était content de venir au monde, quand sa maman doucement lui dit : « Monsieur mon fils, bienvenu dans cet univers humain qui, hélas, n’a rien de splendide. Permettez-moi de vous raconter votre destin, que vous suivrez à la lettre, car vous êtes un bon enfant, mon chéri. « Vous n’aurez pas de père. Il est possible que j’ai connu, comme dans la Bible, votre papa, votre géniteur, mais il s’est enfui de ma mémoire, donc de la réalité. D’ailleurs, un père ne sert plus à grand-chose, on le sait enfin aujourd’hui, les sciences exactes nous le prouvent, nous le serinent. « Moi, votre seule génitrice, j’ai pris langue avec mon ami Dos Prisos, nous avons...

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