blog de François Coupry

Mes dernières Vilaines Pensées

Vilaines Pensées 126 : Du déplaisir des décisions

V

Il était une fois, en des temps futurs, une impératrice chinoise d’une vallée de l’Himalaya, aux ongles longs et aux yeux en amande, qui changeait de maîtresse tous les cinq ans : elle proclama ouverte la liste des prétendantes, il ne s’en présenta que deux, très jolies dit-on. En ce minuscule empire, il n’y avait plus de mâles, ce qui est de bon goût et plus simple à gérer. Ces êtres souvent sales, barbus et qui laissent des gouttes, s’étaient réfugiés à l’étranger, chez les sauvages. C’était un empire oisif : seuls les robots, seules les machines numériques travaillaient, cultivaient le riz, produisaient des bols, calculaient les gains et les répartitions. Ainsi les champs autour des villes se trouvaient encombrés d’ordinateurs qui manœuvraient des bras métalliques, des chaînes de...

Vilaines Pensées 125 : Et revoilà Piano, qui détricote les sexes !

V

Il était une fois un royaume moderne et fort progressiste. Où l’on partageait gentiment les revenus des richesses, où l’on mangeait des légumes frais et où l’on pratiquait le mariage pour tous. Le roi voulait marier son fils. Des prétendants mâles se présentèrent. Et aussi une prétendante, pourquoi pas ? Ils et elle arrivèrent à la cour, la visitèrent, puis chacun chanta ses projets sous les palmiers. Hélas leurs paroles agréablement soulignées de sons de luth semblèrent banales, académiques, ressassées, sans imagination. L’un exigeait que l’on serre les bourses pour redresser l’équilibre comptable, l’autre souhaitait supprimer les banques et les bénéfices, l’autre donnait toute liberté aux entreprises et aux commerçants, l’autre envisageait d’offrir à chaque sujet tout l’argent de...

Vilaines Pensées 124 :
A-t-on vraiment besoin du peuple ?

V

Il était une fois, au fin fond des Carpathes, un royaume que traversa Candide, et là un roi un peu gâteux voulut remarier pour la énième fois sa fille, au cœur de roches pointues où s’érigeaient de hauts châteaux gris. Les prétendants issus des grandes familles, qui à tour de rôle épousaient la princesse, hélas, dès le début des opérations de séduction connurent des déboires, soupçons de sénilité, de recels de trésor, et autres croche-pieds. Si bien que maintenant chacun se déplaçait accompagné de médecins, d’avocats, sans compter les juges qui trottaient en agitant des papiers. Cette situation délétère s’aggrava du fait que, sous les incessantes pluies, les familles des prétendants étaient elles-mêmes divisées. Les cousins du comte de Works s’acharnaient à sa perte sous prétexte que ses...

Vilaines Pensées 123 :
L’art de bâtir des projets heureux

V

Il était une fois, au bord de la mer du Nord, un riche petit royaume. Le roi, qui se sentait fatigué, décida de marier sa fille aînée, afin d’assurer sa succession. Il désirait un gendre malin et audacieux : il organisa un concours, dont le jury se composait de vieillards, censés être les plus sages, et qui devaient sélectionner la meilleure réponse à la plus difficile des questions : comment être heureux ? Plus de cent jeunes prétendants peaufinèrent des programmes, mais, par démagogie, afin de flatter l’âge du jury et croyant toucher les préoccupations des vieillards, ils proposèrent la distribution de fauteuils moelleux et de chaussons fourrés, tout en vantant la paix des ménages. Ils furent tous recalés par les ancêtres outrés de cette caricature de leurs soit-disant besoins, et qui...

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