blog de François Coupry

Mes dernières Vilaines Pensées

Vilaines Pensées 124 :
A-t-on vraiment besoin du peuple ?

V

Il était une fois, au fin fond des Carpathes, un royaume que traversa Candide, et là un roi un peu gâteux voulut remarier pour la énième fois sa fille, au cœur de roches pointues où s’érigeaient de hauts châteaux gris. Les prétendants issus des grandes familles, qui à tour de rôle épousaient la princesse, hélas, dès le début des opérations de séduction connurent des déboires, soupçons de sénilité, de recels de trésor, et autres croche-pieds. Si bien que maintenant chacun se déplaçait accompagné de médecins, d’avocats, sans compter les juges qui trottaient en agitant des papiers. Cette situation délétère s’aggrava du fait que, sous les incessantes pluies, les familles des prétendants étaient elles-mêmes divisées. Les cousins du comte de Works s’acharnaient à sa perte sous prétexte que ses...

Vilaines Pensées 123 :
L’art de bâtir des projets heureux

V

Il était une fois, au bord de la mer du Nord, un riche petit royaume. Le roi, qui se sentait fatigué, décida de marier sa fille aînée, afin d’assurer sa succession. Il désirait un gendre malin et audacieux : il organisa un concours, dont le jury se composait de vieillards, censés être les plus sages, et qui devaient sélectionner la meilleure réponse à la plus difficile des questions : comment être heureux ? Plus de cent jeunes prétendants peaufinèrent des programmes, mais, par démagogie, afin de flatter l’âge du jury et croyant toucher les préoccupations des vieillards, ils proposèrent la distribution de fauteuils moelleux et de chaussons fourrés, tout en vantant la paix des ménages. Ils furent tous recalés par les ancêtres outrés de cette caricature de leurs soit-disant besoins, et qui...

Vilaines Pensées 122 :
Des habits pour la princesse, s’il vous plaît

V

Il était une fois un royaume perdu dans les montagnes d’Andalousie, dont le roi ne parvenait pas à réaliser ses plans de réforme et satisfaire ses sujets. Sa fille avait atteint l’âge de se marier ; à l’ombre des eucalyptus et devant les champs d’oliviers, il annonça ouverte la chasse aux prétendants. Pour les choisir, un moyen paraît-il moderne avait été instauré depuis des siècles. Les candidats au mariage et à la succession paradaient de villes en villages blancs : à leur passage les populations exprimaient leurs sentiments en criant Hou ! Bof ! Bravo ! Bah ! Bigre ! Et autres opinions que des émissaires officiels écoutaient, jaugeaient et comparaient sur des graphiques élégants dont les courbes montaient ou descendaient. D’ordinaire, gagnaient les prétendants des mêmes familles...

Vilaines Pensées 121  :
Même pas peur des clowns !

V

Il était une fois un pays exotique, et grand de par sa superficie et son armée, qui, de façon fort civile, mais peut-être pas civilisée, avait élu, de manière fort démocratique, un roi à la mèche rose. Ce roi faisait rire. Avait-il été choisi pour cela ? Oui. On peut prendre comme roi des sages, des savants, des ivrognes, des menteurs, des amoureux, des pauvres ou même des riches, c’est de bon usage et de bonnes mœurs, on peut même avoir des reines, c’est le plus chic et signe d’avenir, mais élire un tonitruant homme d’affaire à la cravate trop rouge et qui dit n’importe quoi, sous prétexte qu’il nous fait rigoler et qu’il nous change les habitudes, voilà qui surprit les autres gouvernements humains, coutumiers du sérieux, des responsabilités, de la respectabilité et des cravates qui ne...

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